16/11/2005

Portrait chinois de Lionel

 Vous ne connaissez pas Lionel un sans-abri que l'on trouve habituellement pas loin du métro La Muette... Il a bien voulu se prêter au jeu du portrait chinois.

Si j'étais...

  • un animal : je serais un chat. Comme lui, je suis un grand dormeur, si je ne dors pas 8 heures par nuit, cela ne va pas. Avant je pouvais dormir 12 heures de suite ! Je suis, par ailleurs, indépendant. J'aime les contacts avec les autres mais j'aime aussi me retrouver seul.
  • un arbre : je serais un tilleul. Cet arbre me rappelle un souvenir d'enfance très fort qui remonte à l'époque où j'étais dans un centre de la DASS. J'étais très jeune alors, c'était dans l'Yonne. Il y avait une grande allée bordée de tilleuls dont nous faisions la collecte des fleurs. Cet arbre m'inspire le calme, la sérénité. C'est vrai. Je suis plutôt zen. Le matin, j'aime bien être tranquille. Je bois mon café, je lis le journal, je prends mon temps. Ce n'est qu'après que je rentre dans l'activité. Le soir, j'aime bien être tranquille aussi, boire une camomille, une tisane.
  • un pays : je serais un pays royaliste. Je vais en choisir un en Europe. Les Pays-Bas, pour son libéralisme.
  • une couleur : j'aime bien le noir mais le noir comme le blanc n'est pas une couleur. En fait j'aime bien le mélange des couleurs comme l'arc-en-ciel. La légende raconte qu'au pied de l'arc-en-ciel, il y a un chaudron d'or.
  • un travail : j'aimerais faire un métier comme médecin ou vétérinaire. J'aimerais bien soigner les gens. Mais pas chirurgien pour son côté boucherie.
  • un genre musical : ce pourrait être la techno hardcore. J'aime son côté rebelle, marginalisé. J'aime les free parties. Je me sens bien avec les personnes qui y vont. Personne ne juge personne. Je peux y faire ce que je veux sans qu'on y trouve à redire, fumer, boire...
  • une qualité : ce serait la gentillesse, la générosité. Oui, j'ai d'autres qualités mais je partage facilement. Une fois, je me souviens, quelqu'un m'avait demandé une cigarette. Il ne m'en restait plus qu'une, une Gauloise filtre. Je l'ai partagée. J'ai donné la partie avec le filtre et je me suis gardé l'autre moitié. La personne m'a dit que cela ne lui était jamais arrivé !
  • un fruit : je pourrais être un abricot. L'abricot, c'est la fraîcheur. J'aime bien la fraîcheur, être à l'ombre. Les abricotiers procurent beaucoup d'ombre.
  • un plat : je serais une paella. J'aime bien le côté mélange. J'aime me mélanger aux autres. J'aime bien les mélanges.
  • un journal : je serais Libération. Ils parlent de choses comme les rave parties, des choses dont les autres journaux ne parlent pas. Je pourrais dire L'Humanité, mais non, c'est plutôt Libération.
  • une personnalité : je serais José Bové. Je ne comprends pas tout à la mondialisation mais je pense que ce que les personnes comme Bové font, c'est pour nous éviter du mal. C'est bien.


20:09 Écrit par aimable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/11/2005

La liberté, la vie, le regard

Liberté de vivre. Prenez du soleil dans le creux des mains, un peu de soleil et partez au loin. Partez dans le vent, suivez votre rêve, partez à l'instant, la jeunesse est brève. Il est des chemins inconnus des hommes, il est des chemins si aériens. Ne regrettez pas ce que vous quittez.Regardez, là-bas, l'horizon briller. Loin, toujours plus loin, partez en chantant.Le monde appartient à ceux qui n'ont rien. Pourquoi cette vie, Qu'est-ce que ma vie taillait dans ce grand puzzle, que je fais, le contemple,puis le défais et le refais et ceci sans arrtêt. Ma vie est si difficile à comprendre que j'en perds les morceaux. Mais pourquoi dois-je attendre, l'amour, la vie, c'est compliqué et parfois je me demande pourquoi cette vie n'est pas comme les autres. Le regard, Il suffit d'un regard, d'un regard heureux, pour ne plus être malheureux. D'un regard malin pour ne plus avoir de chagrin, d'un regard d'admiration, pas trop, une toute petite portion, d'un regard amical pour ne plus connaître le mal. D'un regard de pardon pour oublier l'affront. D'un regard d'amitié pour pouvoir le partager, d'un regard du coeur pour connaître le bonheur. D'un regard d'amour pour être rempli pour toujours. Un regard, c'est important à tout moment de la vie qui nous est chère à nos yeux. Bruno C.

12:52 Écrit par aimable | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/11/2005

Les 33 choses essentielles dans ma vie...

Un petit atelier a permis à quelques SDF du Centre d'hébergement de Boulogne de s'interroger sur ce thème. Renaï, Lionel, Michel y ont participé dans la bonne humeur.Renaï est le premier à avoir "bouclé" la liste que nous vous livrons ici : * Ma fille, * ma mère, * la famille, * la croyance, * la religion chrétienne, * la santé, * l'amour, * Boulogne, * le 15 rue Gutenberg à Boulogne où il est né, * le 130 Bd. Murat où il a vécu avec ses parents, * le moral, * la propreté, * le sang, * la vie, * l'espoir, * le travail, * la nature, * l'aventure, * l'eau, * l'histoire, * les projets, * le respect, * le courage, * la sagesse, * le sommeil, * la détente, * l'intelligence, * le rêve, * la vérité, * la chance, * le bonheur, * chanter et * le sourire......sourire qu'il a toujours sur les lèvres et qui atteste de sa joie de vivre même si la vie n'est pas toujours facile à vivre.Bravo Renaï !

14:15 Écrit par aimable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/11/2005

Le banc

Le Banc...Là où les uns s’assoient, parlant de ce qu’ils jugent, d’autres s’allongent là, y trouvant un refuge. S’il est bien naturel de s’y asseoir le jour, il n’est pas très normal d’y faire son lit la nuit. Endormi à même la planche d’une prison à ciel ouvert, il souffrait en silence les bras dénudés, repliés, drapés de souffrance sous un sac délavé qui lui servait d’oreiller. Si la pluie tombe longtemps il se loge sous le banc. Que les larmes du ciel caressent ses cheveux, et la misère ruisselle de son monde malheureux. Revenir en haut Que demande t-il en somme ? A défaut de reconnaissance, ils veut rester un homme avec une once de respect nappée de dignité. Et touchant mon cœur, à l’aune de sa vie déchiré, d’un geste vers mon chien il cherche un peu d’amour. A moi, il ne dit rien, me croit inaccessible. Serais-je devenu sourd, égoïste à ce point ? Il m’est bien arrivé, comme à tout un chacun, de lui parler, de donner quelques louis ou du pain. Revenir en haut Mais autant le dire, sans détour et sans honte, je me faisais plaisir il s’en rendait bien compte. Rien n’est jamais gratuit : donner c’est s’enrichir. Je regardais mon bâtard, Nanterre ne lui disait rien. Doit-on croire au hasard ? Il avait une vie d’homme et l’homme une vie de chien. Ce soir je m’endormirai, avec l’image, au goût amer, d’un vieil homme en guenilles allongé sous un banc, pas très loin de la grille on dit qu’il y fait plus chaud. Il me verra passer, il guettera mon pas. Il essaiera encore de parler à mon chien pour réveiller mon cœur. Et comme à chaque fois il y réussira. Il connaît le chemin, je n’ai que celui-là. Robert Hanna

22:19 Écrit par aimable | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |